Hello world!

ANNUAIRE DES MEILLEURS SITES GRATUITS ET DES BLOGS
CASTOR-WEB.COM

ENTRER SUR CASTOR WEB

annuaire castor web

Pagerank de castor web : Google PageRank™ - Afficher son PR avec MyRank.org

Le castor européen, Castor fiber a aussi longtemps été chassé par l’homme pour sa fourrure, sa viande et le castoréum, si bien qu’il a failli disparaître totalement. Il aurait d’ailleurs disparu sans des mesures de protection qui furent prises en France en 1905 ou de réintroduction comme en Scandinavie (1925-1935), qui lui ont permis de recoloniser certains de ses habitats. Actuellement, le castor européen est une espèce protégée (Convention de Berne – Annexe 3) en cours de réintroduction ou de repeuplement dans plusieurs pays d’Europe. . Mais il pâtit de sa ressemblance avec le ragondin, espèce considérée, elle, comme nuisible.

En France, le castor est localisé dans le delta du Rhône où l’effectif frôlerait actuellement les 3 000 sujets. Cette population se répartit sur le fleuve lui-même mais également sur la plupart de ses affluents en aval de Lyon (dont le Gardon, le Tarn, l’Ardèche, la Cèze, le Chassezac, l’Isère, la Drôme, etc.) Certains individus se seraient également implantés récemment plus au nord jusqu’à la Saône et certains petits affluents du Jura français dont les conditions environnementales seraient plus favorables à leur habitat (notamment à cause de la pollution moderne du Rhône et de l’aménagement des berges et digues pour les besoins du trafic fluvial ou le contrôle des crues).

Des castors vivent également sur le Vidourle, un fleuve côtier qui rejoint directement la mer et non le Rhône. Ces castors posent donc un problème quant à leur origine. Dans son ouvrage « Au pays des castors », Paul-Henry Plantain mentionnait dans les années 1970 une colonie sur le Vidourle, récemment disparue. On peut imaginer que des animaux ont été importés sur le Vidourle de manière officieuse, mais la colonie considérée comme éteinte dans le livre de Plantain pourrait correspondre à un peuplement très ancien, distinct du rhodanien. Une étude génétique de ces animaux pourrait certainement lever le doute.

Depuis les années 1990, il est également en voie d’expansion sur le bassin versant de la Loire (Lignon de Haute-Loire, Loire en Forez et Roannais, Allier), et y est aujourd’hui bien présent jusqu’en Loire-Atlantique[3]. Les réintroductions n’expliquent qu’une faible partie de cette expansion, le dynamisme de l’espèce, sa capacité à franchir les obstacles topographiques (il semble avoir franchi seul la ligne de partage des eaux entre Rhône et Loire, en haute Ardèche), lui permettent de recoloniser et d’animer à nouveau des kilomètres de ripisylves alluviales, maintenant qu’il est complètement protégé.

En Belgique, après une retour naturel à partir de la France et de l’Allemagne, la population de castors est estimée à environ 400 individus. L’animal re-colonise progressivement tout le territoire, sans causer trop de problèmes dans les zones à forte population humaine. L’impact écologique du castor est incontestable. En “ouvrant” les fonds de vallée, et en inondant certains terrains, il recrée des zones humides propice au développement de la faune et flore (fleurs sauvage, insectes, batraciens, oiseaux, algues, poissons…).

Plusieurs centaines de castors vivent sur le Rhône, l’Elbe et en Scandinavie.